Carcinome épidermoïde

Le carcinome épidermoïde cutané est aussi appelé carcinome spinocellulaire. C’est la deuxième forme la plus courante de cancer de la peau, caractérisée par une croissance anormale et accélérée des cellules squameuses. Une chirurgie dermatologique permet de retirer la tumeur.

En résumé

Anesthésie

Locale

Durée de l’intervention

30 à 45 minutes

Hospitalisation

Ambulatoire

Anesthésie

Locale

Durée de l’intervention

30 à 45 minutes

Hospitalisation

Ambulatoire

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Qu’est-ce qu’un carcinome épidermoïde ?

Les cellules squameuses (kératinocytes) de la peau sont des cellules qui se détachent à mesure que de nouvelles se forment, dans la couche supérieure de la peau nommée épiderme. Ce sont dans ces cellules que naît la tumeur maligne : le carcinome épidermoïde.

Le carcinome épidermoïde est déclenché par des changements anormaux dans les cellules squameuses. Cela se produit lorsque l’exposition aux rayons ultraviolets ou à d’autres agents nocifs ont dégradé de l’ADN.

Le carcinome épidermoïde est plus susceptible de se développer sur une peau lésée :

  • Lésions cutanées causées par l’exposition au soleil
  • Plaies chroniques sur la peau ou au niveau des muqueuses
  • Peau cicatrisée, notamment les cicatrices de brûlure

Les symptômes d’un carcinome épidermoïde ou spinocellulaire

Les carcinomes épidermoïdes se traduisent par :

  • Des plaques rouges squameuses
  • Des excroissances en relief avec une dépression centrale
  • Une peau rugueuse, épaisse ou ressemblant à des verrues
  • Des plaies ouvertes
  • Une croûte, des démangeaisons ou des saignements
  • La tumeur cancéreuse évolue en ulcération et se développe dans les tissus sous-jacents.

Son apparence est très variable et un médecin peut soupçonner sa présence à partir de toute lésion qui ne guérit pas sur la peau exposée au soleil. Les carcinomes épidermoïdes sont différents pour tout le monde, c’est pourquoi il est important de se faire diagnostiquer.

Le diagnostic du carcinome spinocellulaire

Plusieurs examens permettent d’établir un diagnostic du cancer de la peau :

  • Un examen visuel de la peau par le dermatologue : il analysera à l’œil nu la forme, la taille et la couleur de la lésion.
  • Une dermoscopie est une technique qui consiste à tenir à la main une loupe illuminée grossissante pour visualiser une lésion de la peau en profondeur.
  • Une biopsie : le dermatologue prélève un échantillon de peau qui est ensuite analysé en laboratoire afin de le comparer à des maladies d’aspect identique.

La prise en charge des carcinomes épidermoïdes

Le traitement est chirurgical et consiste à retirer la lésion cutanée en effectuant une exérèse (ablation de la tumeur). Celle-ci doit donc être plus grosse que la plaie car l’intervention a deux objectifs : enlever intégralement la tumeur ainsi que les tissus sains environnants et reconstruire la zone. Une marge de sécurité de 5 à 10 mm en fonction des caractères histologiques de la lésion et de sa localisation sera choisie dans le cas d’un carcinome épidermoïde.

Si le carcinome épidermoïde est invasif, il risque d’atteindre les ganglions et de métastaser. C’est pourquoi, une échographie ganglionnaire peut vous être prescrite de principe lors de la première consultation avec le chirurgien.

Un suivi clinique annuel voire bi annuel par votre dermatologue de ville est recommandé après la chirurgie, ainsi qu’une auto surveillance et une protection solaire efficace.

Conseils pour éviter la récidive d’un carcinome épidermoïde

Les risques de récidive de cancer de la peau sont particulièrement importants dans les deux années qui suivent la première prise en charge.

Le carcinome épidermoïde est le plus souvent causé par l’exposition au soleil. Ces mesures peuvent prévenir et éviter la récidive d’un carcinome épidermoïde :

  • Éviter le soleil : se mettre à l’ombre (et éviter tout particulièrement de vous exposer au soleil entre midi et 16h), se protéger avec de l’écran solaire (en respectant les règles d’application et des indices de protection suffisants) et porter des vêtements anti-UV comme des T-shirts à manches longues, des pantalons et des chapeaux à large bord.
  • Éviter les cabines à UV
  • Se faire surveiller régulièrement par un dermatologue.

FAQ

Le carcinome épidermoïde (ou spinocellulaire) est un peu plus agressif que le basocellulaire. S’il n’est pas traité à temps, il présente un risque d’évolution vers les ganglions ou d’autres organes (métastases). C’est pourquoi sa prise en charge chirurgicale doit être rapide et rigoureuse.

Il apparaît souvent sur des lésions préexistantes appelées « kératoses actiniques » (petites croûtes rugueuses qui ne partent pas). Il peut prendre la forme d’une lésion surélevée, d’une excroissance bourgeonnante, d’une corne cutanée ou d’une ulcération chronique qui saigne et fait mal au toucher.

L’intervention se déroule sous anesthésie locale. En raison de sa nature un peu plus infiltrante, nous retirons la lésion avec des marges de sécurité en peau saine légèrement plus larges que pour un carcinome basocellulaire. Nous refermons ensuite de manière à optimiser le résultat cicatriciel et fonctionnel.

Dans l’immense majorité des cas, une exérèse complète de la lésion cutanée suffit amplement. L’examen des ganglions n’est proposé que pour les formes très avancées, volumineuses, ou situées sur des zones à haut risque, après discussion lors d’une réunion médicale spécialisée.

Oui, absolument. Toutes les pièces chirurgicales retirées dans notre centre sont envoyées dans un laboratoire spécialisé en anatomo-pathologie. Cette analyse confirme le diagnostic exact et valide scientifiquement que la totalité de la tumeur a été retirée avec des marges de sécurité optimales.

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